• Vos réponses : Défi n°1

    Retranscrire une peur à travers son personnage :

    Texte de Léa

    Suis-je obligée de dormir ? Ma maternelle m'avait expliqué que si l'être humain ne dormait pas on pouvait en devenir complètement fou. Moi je n'avais pas du tout envie de devenir folle. Donc je me suis allongée sous mon épaisse couette bleue ciel et j'ai posé délicatement ma tête sur l'oreiller blanc cassé qui me faisait penser à un nuage. La chambre était plongée dans le noir et était terriblement silencieuse. De nombreux craquements se faisaient entendre sur le parquet du couloir de l'étage ainsi que plusieurs petits bruits étranges ce qui me pétrifiais complétement. La porte était entre ouverte et un fin rayon de lumière réussissait à passer. Mais ce n'est pas ça qui me rassurais. Je gardais les yeux ouverts même si je ne voyais rien. Quand les bruits se faisaient plus grands, le battement de mon cœur s'accélérait. Je fermais un instant les yeux et quand je les ouvris je cru apercevoir un clown. Ma plus grande peur. Cela me glaça le sang. L'image d'un clown me revenait sans cesse. Alors plongée dans cette chambre sombre je m'imaginais des monstres et des clowns. Des clowns avec de grandes dents pointues et de petits yeux noirs. Une grande bouche rouge et la peau blanche, aussi blanche que la neige en hiver. Et sur ces gants blancs d'énormes traces rougeâtres. J'imaginais ceci à chaque fois que j'étais sur le point de m'endormir. Puis quelques minutes après le marchand de sable pouvait passer.
    Le lendemain quand je m’éveillai je m'assis dans mon lit et me frottai les yeux. Après ma petite routine je descendis l’escalier en bois de la maison et m'asseyais à une chaise de la cuisine. Je posai mes bras sur la table et plongea ma tête dedans. Ma maman qui se tenait devant les fourneaux me faisait mon petit dejeuner. Elle faisait cuire de délicieux pancakes. Cette odeur me caressait doucement les narines. Quand la sonnerie de la porte retentit. Je prévins ma mère que j'allais ouvrir. Je courrais jusqu'à la porte d'entrée et à l'aide de mes petites mains je tirai sur la poignée métallisée. La porte s'ouvrit pour laisser apparaître une grande personne aux habits multicolores. Je relevai la tête pour voir celle de l'étranger et je fus pétrifié à la vue d'une tête pleine de maquillage. Une bouche rouge, une peau blanche deux ronds identiques rose sur chaque joue et de grands demi-cercles bleus au-dessus des yeux. Quand je vu la tête horrible de cet individu, mon cri strident résonna dans toute la maison et même dans le quartier où l'on vivait. Et je parti en courant jusqu'au salon pour me blottir dans les bras de mon père. Tous mes membres tremblaient et mes larmes coulaient doucement. C’est ainsi depuis toute petite j'avais une peur bleu des clowns.

     

    Texte d'Amandine (son blog : laviedebbandco@blogpost.ca)

    Un certain dimanche soir , Marie se mit à penser qu'une semaine de plus touchait à sa fin. Demain il fallait reprendre le train-train quotidien avec le travail , les enfants et tout le reste. Marie est songeuse , pourquoi alors que tout va bien dans sa vie ? Il y a quelques temps , elle avait préparé l'anniversaire de sa petite-fille de 5 ans et cette fête avait rencontrée un franc succès avec la musique , les ballons de toutes les couleurs , le clown qui fait rire les enfants.
    Quelques dimanches plus tard , Marie est toujours songeuse. L'anniversaire de sa petite-fille est un lointain souvenir déjà. Demain , elle n'aura pas à penser à aller au travail , s'occuper des enfants ... Tout à coup , en se préparant pour aller au lit , Marie prit peur. Son visage lui fait terriblement peur , elle a perdu de sa superbe malgré qu'elle soit restée coquette. Il n'y a plus de bruits d'enfants dans la maison , plus de mari à s'occuper , il ne reste que Minou son chat de 19 ans. Marie se met à pleurer sans plus pouvoir s'arrêter : sa vie a fondue comme neige au soleil. Le temps a fait des pas de géants et maintenant qu'elle est seule , elle a peur , elle tremble de tout son être.
    Marie a peur du temps qui passe car bientôt elle ne sera qu'un souvenir dans la tête de sa petite-fille : elle sera " la Grand-Mère Marie " , celle qui est partie au paradis. Marie préfère aller se coucher et ne plus penser au temps qui passe et de finir sa vie comme elle l'a commencé : seule.


  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Avril 2012 à 23:01
    J'ai bien aimé ce texte , dès le début on se sent captivée par l'histoire . Je veux dire que je m'imaginais la scène ...Félicitations à l'auteure !
    Amandine Soblonde
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